DE QUOI S'AGIT-IL? REPONSE


D'une canne de conscrit.

La canne de conscrit, symbole de la virilité du jeune homme, marque son passage à l’âge adulte. Majoritairement réalisée en verre aux couleurs du drapeau français, elle est achetée par le conscrit, jeune homme appelé pour effectuer son service militaire au courant du XIXe siècle, avant son départ pour une durée de sept ans. Elle sera conservée à son domicile jusqu’à son retour et cassée si le conscrit ne revient pas vivant. Les morceaux seront ensuite distribués aux différents membres de sa famille ou amis en gage de souvenir.

PUZZLES

Notre fille Muriel nous a assemblé ces 2 puzzles: le jardinage pour Ghyslaine et la course à pied pour moi.

Robert




LETTRE DE VICTOR HUGO A L'ARMEE RUSSE . . . .

Soldats russes, redevenez des hommes. 

Cette gloire vous est offerte en ce moment, saisissez-la. 

Pendant qu’il en est temps encore, écoutez :

Si vous continuez cette guerre sauvage ; si, vous, officiers, qui êtes de nobles cœurs, mais qu’un caprice peut dégrader et jeter en Sibérie ; si, vous, soldats, serfs hier, esclaves aujourd’hui, violemment arrachés à vos mères, à vos fiancées, à vos familles, sujets du knout, maltraités, mal nourris, condamnés pour de longues années et pour un temps indéfini au service militaire, plus dur en Russie que le bagne ailleurs ; si, vous qui êtes des victimes, vous prenez parti contre les victimes ; si, à l’heure sainte où la Pologne vénérable se dresse, à l’heure suprême ou le choix vous est donné entre Pétersbourg où est le tyran et Varsovie où est la liberté ; si, dans ce conflit décisif, vous méconnaissez votre devoir, votre devoir unique, la fraternité ; si vous faites cause commune contre les polonais avec le czar, leur bourreau et le vôtre ; si, opprimés, vous n’avez tiré de l’oppression d’autre leçon que de soutenir l’oppresseur ; si de votre malheur vous faites votre honte ; si, vous qui avez l’épée à la main, vous mettez au service du despotisme, monstre lourd et faible qui vous écrase tous, russes aussi bien que polonais, votre force aveugle et dupe ; si, au lieu de vous retourner et de faire face au boucher des nations, vous accablez lâchement, sous la supériorité des armes et du nombre, ces héroïques populations désespérées, réclamant le premier des droits, le droit à la patrie ; si, en plein dix-neuvième siècle, vous consommez l’assassinat de la Pologne, si vous faites cela, sachez-le, hommes de l’armée russe, vous tomberez, ce qui semble impossible, au-dessous même des bandes américaines du sud, et vous soulèverez l’exécration du monde civilisé ! Les crimes de la force sont et restent des crimes ; l’horreur publique est une pénalité. Soldats russes, inspirez-vous des polonais, ne les combattez pas. Ce que vous avez devant vous en Pologne, ce n’est pas l’ennemi, c’est l’exemple.

Victor HUGO.

Hauteville-House, 11 février 1863.

BREVES

 Message de Jean-Paul LE METAYER.

"Bonne santé et bon courage les amis en ces temps difficiles. Longue vie à l'Amicale!"


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Alors que nous étions à la terrasse d'un café rue Saint Antoine après avoir visité la maison de Victor Hugo place des Vosges nous avons eu le plaisir de retrouver Ingrid et Michel. Ce n'est pas la première fois que nous avons l'occasion de nous rencontrer lors de nos tribulations dans les rues de la capitale.

Ghyslaine et Robert